dimanche 19 octobre 2008

tree


Paroles de Tree Hugger :


Kimya Dawson Lyrics


The flower said, "I wish I was a tree,"
The tree said, "I wish I could be
A different kind of tree,
The cat wished that it was a bee,
The turtle wished that it could fly
Really high into the sky,
Over rooftops and then dive
Deep into the sea.

And in the sea there is a fish,
A fish that has a secret wish,
A wish to be a big cactus
With a pink flower on it.
And in the sea there is a fish,
A fish that has a secret wish,
A wish to be a big cactus
With a pink flower on it.

And the flower
Would be its offering
Of love to the desert.
And the desert,
So dry and lonely,
That the creatures all
Appreciate the effort.

And the rattlesnake said,
"I wish I had hands so
I could hug you like a man."
And then the cactus said,
"Don't you understand,
My skin is covered with sharp spikes
That'll stab you like a thousand knives.
A hug would be nice,
But hug my flower with your eyes."

The flower said, "I wish I was a tree,"
The tree said, "I wish I could be
A different kind of tree,
The cat wished that it was a bee,
The turtle wished that it could fly
Really high into the sky,
Over rooftops and then dive
Deep into the sea.

And in the sea there is a fish,
A fish that has a secret wish,
A wish to be a big cactus
With a pink flower on it.
And in the sea there is a fish,
A fish that has a secret wish,
A wish to be a big cactus
With a pink flower on it.

And the flower
Would be its offering
Of love to the desert.
And the desert,
So dry and lonely,
That the creatures all
Appreciate the effort.

vendredi 3 octobre 2008

entre deux deuils


“En fait, je ne savais pas trop - cet été m’a enseigné que je ne le sais toujours pas- ce que c’était que ce deuil “à faire”, comme un tricot, une lessive, une chose concrète, sur laquelle agir produirait des effets, des modifications. Mon deuil, ce fardeau sur les épaules, j’ai surtout passé mon temps à essayer de m’en défaire. On fait ses études, son droit, pénitence, son devoir, des bêtises, fausse route, un régime. On fait de son mieux, bonne figure, une sale gueule. Un milliard de choses dont je sais à peu près ce qu’elles recouvrent et à quoi elles mènent. Mais le deuil? J’ai fini par admettre qu’il était inutile de feindre de savoir comment le faire, que j’en étais incapable, que je me fatiguais pour rien, pour la simple raison que je n’ai jamais réussir à entrevoir à quoi ça ressemble, un deuil “à faire”. D’après mon expérience, c’est plutôt un truc ni fait ni à faire, entre souvenirs et oublis, regrets et projets, comparable à un essai de planche à voile, entre deux eaux: on tombe, on remonte sans savoir où va tourner le vent. ll y a un type, genre psy, qui nous rebat les oreilles à la télé avec une formule magique qu’il appelle la “résilience”, et qui serait, pour ce que j’en ai compris, une digestion bénéfique de tous les emmerdements en tous genres, un deuil accompli dans les règles du cycle immuable de la nature, rien ne se perd rien ne se crée (...). Puisqu’il faut bien que ça aille quelque part, ces trucs à recycler, qu’est-ce qu’on peut bien en fabriquer? Un napperon, un étui à lunettes au crochet, un jeté de lit en patchwork, une mocheté ornementale de style alternatif écolo altermondialiste? Un guide pratique, “la résilience aux petits oignons”? Je n’aime pas le mot. Ca fait résille de silence et de résignation. À mon avis, c’est un piège inventé de toutes pièces pour nommer un sentiment qui n’existe pas, la nécessité d’une victoire sur soi-même, comme s’il fallait se sentir coupable d’être abattu par le malheur. Le verbe résilier signifie, si je ne me trompe, mettre fin avant terme à un contrat, à une assurance. De ce point de vue, je suis d’accord: mon contrat, mon assurance, ont été mis en miettes avant leur terme. Mais le bénéfice, la prime, je ne vois vraiment pas où ils sont. Mon deuil, au lieu de le recycler, je l’ai gardé dans ma cave, où il a dû pourrir, j’imagine.”
Dominique Muller- “lire la notice et vivre ensuite” Stock éditeur-2008

samedi 12 juillet 2008

manège


ll y a des personnes qui ont beaucoup voyagé, elles ont parcouru des milliers et des milliers de kilomètres, elles ont rencontré d'autres personnes très différentes d'elles-même, mais elles n'ont rien appris. Ni sur elles, ni sur la vie. Elles restent prisonnières de la place que leur ont donnée leurs parents dans l'enfance concernant ce qui lie la sexualité avec l'argent, la mort et la filiation. Elles sont dans l'apparence des choses quoi qu'elles en disent, elles ont peur. Personne ne peut leur en vouloir. Elles aiment avant tout leur peur. Elles tournent, elles tournent, rien ne les perturbent, elles ne descendent jamais de leur manège et poursuivent leur voyage interminable et immobile.

mardi 20 mai 2008

pas plus loin



Je sais que tu reviens de loin,
Que peut être tu n'iras pas plus loin,
Disons, qu'ici c'est bien,
Nous ne nous verrons pas demain.

On s'est dit qu'on s'était tout dit,
Je crois même qu'on a rit,
J'ai beau serrer ta main,
Nous ne nous verrons pas demain.

Une heure légère et douce,
Comme l'eau et comme l'air,
Oh... et douce et légère,
Comme la mousse sur ta bière.

Je m'enroule au plus près de toi,
Tu dis que tu as froid,
Je souffle sur tes mains,
Qui d'autre m'aimera demain?

Tu me caresses une dernière fois,
Je tremble autant que toi,
Ca fait un mal de chien,
Qui d'autre m'aimera demain?

Une heure légère et douce,
Comme l'eau et comme l'air,
Oh... et douce et légère,
Comme la mousse sur ma pierre.

Qui se souviendra de ta voix?
De ta peau, de tes doigts?
Je m'accroche à ton bras,
Qui d'autre m'aimera comme ça?

Toi légère et douce,
Comme l'eau comme l'air,
Oh... et douce et légère,
Comme la mousse sur ta pierre.

Oh... légère et douce,
Comme l'eau et comme l'air,
Oh... et douce et légère,
Comme la mousse sur ta pierre.

mardi 13 mai 2008

Eloge de l’autre



Eloge de l’autre

Celui qui marche d’un pas lent dans la rue de l’exil
C’est toi
C’est moi
Regarde-le bien, ce n’est qu’un homme
Qu’importe le temps, la ressemblance, le sourire au bout des larmes
l’étranger a toujours un ciel froissé au fond des yeux
Aucun arbre arraché
Ne donne l’ombre qu’il faut
Ni le fruit qu’on attend
La solitude n’est pas un métier
Ni un déjeuner sur l’herbe
Une coquetterie de bohémiens
Demander l’asile est une offense
Une blessure avalée avec l’espoir qu’un jour
On s’étonnera d’être heureux ici ou là-bas.

Tahar Ben Jelloun
Tanger 7 octobre 2007

mercredi 7 mai 2008

la vie


« Qu’est-ce que la vie ? C’est l’éclat d‘une luciole dans la nuit, c’est le souffle d’un bison en hiver.
C’est la petite ombre qui court dans l’herbe et se perd au couchant. »
Paroles indiennes

vendredi 18 avril 2008

toujours



« Tu n’as pas aujourd’hui de pouvoir sur demain ;
L’anxiété du lendemain est inutile.
Si ton cœur n’est pas insensé, ne te soucie
Même pas du présent ;
Sais-tu ce que vaudront les jours qu’il te reste à vivre. ? »


« Soit heureux un instant, cet instant c’est ta vie. »


Omar Khayyàm (poëte persan- 1050-1135)

dimanche 3 février 2008

un an...




Entre ces deux photographies, un an s'est écoulé. La première, en bas, a été prise à Paris dans un lieu où je jouais, enfant. La seconde, au Mans, près du musée de Tessé, où je vis, adulte. Deux traces d'arbres déracinés. Deux témoignages, gravés dans le sol de la ville. Entre ces deux moments, un an de vie. Un an de passions, d'amour, de colères, de joies, de vie. Un an de rencontres, de paroles, de recherches, de compréhension, d'erreurs, de folie, de vie encore. Un an à écrire des articles plus ou moins prétentieux, ou légers, ou poétiques ou amoureux, toujours sincères. Le premier, souvenir d'enfance, le dernier, conte traditionnel Inuit, adapté aux circonstances du moment...Un an sur mon chemin avec des douleurs, des rapprochements, des séparations, beaucoup d'émotions contenues qui restent à exprimer. Je vais arrêter d'écrire sur ce blog. Je veux retrouver mon énergie de vie, de créativité, de désir, celle qui passe par le bien-être du corps, des sensations. Merci de vous y attarder, d'y perdre un peu de temps, pour le faire vivre encore un peu.

vendredi 1 février 2008

Mokhtar's dream (La voie de Thoung Mèi)



ll était une fois, une fille. Elle vivait auprès de son père malade. ll planta un arbre le matin. La nuit venue, il vit, et lui seul vit, un éléphant bleu. ll l’enfourcha, partit loin. Au matin, son corps froid reposait sur sa couche.
La fille fila la laine, des années durant à l’ombre de l’arbre majestueux, près de la maison. Elle était d’une beauté à faire crier les pierres. Elle se vivait femme-enfant (cela plaisait à son père), le sourire sec, le coeur dur, des rêves trop hauts sous le crâne.
Elle restait hautaine envers les prétendants qui arrivaient près de l’arbre. lls espéraient souvent. Longtemps, trop longtemps, puis partaient. lls voyaient une femme, elle se pensait enfant. Un, retint son attention, arriva de loin, repartit en pensée.
Un soir, un nuage noir se fit au-dessus de l’arbre. ll grossit, couvrit le ciel d’un noir noir d’encre, se fendit, déchiré. Deux hommes en tombèrent avec fracas, forcèrent sa porte. Elle n’eut pas peur, resta froide. lls l’emportèrent, chacun la soulevant par un bras. Elle ne dit rien, ne résista pas. lls la firent tournoyer, voler vers les étoiles. Puis ils l’emportèrent de force auprès du fleuve agité. lls la saisirent fort, avec leurs griffes. Elles les vit, c’étaient deux tigres blancs. lls la jetèrent dans les tourbillons infernaux. Au fond des eaux noires, elle vit une lumière bleue. Les plantes et les animaux lui déchirèrent les muscles, lui crevèrent les yeux, arrachèrent cheveux et poils.
Le matin, elle était femme-squelette sur la rive du fleuve. Elle pensa: “que puis-je faire maintenant? Y avait-il un avant? Le pays d’où je viens existe-t-il vraiment? Comment vais-je vivre? Qui suis-je?”
Elle prit une branche sur les graviers. Elle dessina une maison. Une maison apparut. Elle dessina un lit, il fut dans la maison. Elle dessina le feu, il la réchauffa. Puis un poisson, elle s’en régala. Son geste était libéré, sa trace était forte et productive. Elle s’endormit apaisée.
Le lendemain, deux jeunes pêcheurs passèrent en barque sur le fleuve. lls la virent, ils eurent peur. lls virent les signes sur le sable. De retour chez eux, ils racontèrent à leur père. ll écouta, vit leur peur. ll leur dit “je suis vieux, fatigué, j’ai vécu plusieurs vies. Je n’ai rien à perdre, je vais aller la voir.” ll partit.
ll vit les yeux creux, le crâne ras, le ventre vide. ll vit les traces, dessins de maison, d’aliments, de feu.
ll prit une branche, tenta une trace. ll échoua, elle n’était pas prête. ll prit une autre branche, plus fine, elle cassa, il n’était plus prêt. ll en vit une autre, blanche comme les tigres, raide. ll traça des joues, des cheveux, un ventre et en dessous un sexe fendu, deux seins ronds, des muscles, une peau lisse et douce. Elle les reçut, elle le choisit. lls dansèrent et chantèrent et s’aimèrent. Au matin leurs corps étaient enlacés et chauds. Lui n’était plus fatigué et redevenu vigoureux et désirant. lls dansèrent leurs vies, leurs tracés les guidant et leur assurant une existence heureuse dans un monde coloré.

mercredi 30 janvier 2008

Mokhtar's dream (arbre-inch Allah)


you've just got a friend. l'll always be here for you.
« Si votre projet est à l'échelle d'une année, semez du blé. S'il est à l'échelle d'une décennie, plantez des arbres. Mais si votre projet est l'échelle d'une vie, cultivez, enseignez et éduquez l'être humain »
Maxime chinoise.

samedi 26 janvier 2008

capitaine de sa vie




Bulan sabit diawan
Laksana perahu emas
Berlaut langit
berlampu bintang
Jauh diangkasa luas...

Betapa senang hatiku rasanya
menjadi nahkoda disana.....

dimanche 13 janvier 2008

À tous les enfants


A tous les enfants qui sont partis le sac à dos
Par un brumeux matin d'avril
Je voudrais faire un monument
A tous les enfants
Qui ont pleuré le sac au dos
Les yeux baissés sur leurs chagrins
Je voudrais faire un monument
Pas de pierre, pas de béton
Ni de bronze qui devient vert
Sous la morsure aiguë du temps
Un monument de leur souffrance
Un monument de leur terreur
Aussi de leur étonnement
Voilà le monde parfumé,
Plein de rires, plein d'oiseaux bleus
Soudain griffé d'un coup de feu
Un monde neuf où sur un corps
qui va tomber
Grandit une tache de sang
Mais à tous ceux qui sont restés
Les pieds au chaud, sous leur bureau
En calculant le rendement
De la guerre qu'ils ont voulue
A tous les gras tous les cocus
Qui ventripotent dans la vie
Et comptent et comptent leurs écus
A tous ceux-là je dresserai
Le monument qui leur convient
Avec la schlague, avec le fouet
Avec mes pieds avec mes poings
Avec des mots qui colleront
Sur leurs faux-plis sur leurs bajoues
Des larmes de honte et de boue.

Boris Vian, A tous les enfants

samedi 5 janvier 2008

Batz




http://fr.youtube.com/watch?v=qnDl9a6FqSA
(Lhasa de Sela - Pa'Llegar a tu Lado) - faire un copier-coller avec le lien

Combien (de morts), le baril, cette année?



N.A.S.D.A.Q. (voix suave et air entraînant)

J’suis pas Nasdaq
Je vais tous les Nikkei
toujours plongé
Dans le Cac 40
Devant mon ordi
Et mes sushis

Je parle anglais
Je suis toujours bronzé
Dans les hôtels
Et les cocktails
La vie est belle

Je n’ai pas de copains
je n’ai pas d’chien
Même pas le spleen
ça ne sert à rien
J’ai un briefing dans un quart d’heure
Je suis un tueur

Je blanchis mes dents
Mais aussi de l’argent
J’ai fait dorer
Mon parachute
J’ai adoré
Vous jouer de la flûte

Un compte en Suisse
Et pas de contentieux
Je monte mes indices
Je fais de mon mieux
Je suis terrible

Un peu de vent
Dans ton corsage
Je t’imagine
Sur la plage
Elles deviennent toutes folles de mon corps
Je suis trop fort

Je fais des graphiques
Au milieu du traffic
J’ai une voiture
Avec chauffeur
J’écrase parfois quelques chomeurs

Je n’ai pas le temps
De pleurer sur leur sort
Je vis dans le présent
J’aime un veau d’or
Une vache à lait, mais...

J’ai un bon fond
D’investistissement
Je fais des actions à 20%

J’ai choisi la bourse et la vie
Moi mon tailleur est italien
C’est impossible que je craque
Je suis pas Naz...d’acc?
( Thomas Dutronc- comme un manouche sans guitare )