samedi 22 septembre 2007

Charpente, amour et Rita Mitsuko


Sylvain Tesson, géographe-marcheur, escaladeur d’immeubles et de cathédrales, nous apprend dans son livre “petit traité sur l’immensité du monde” aux éditions des Équateurs-2007, qu’il existe une “forêt” insoupçonnée à Paris.
“lls (les compagnons-ouvriers qui l’entretiennent, y compris la nuit) nous firent entrer dans la “forêt”. C’est ainsi que l’on nomme la charpente de Notre-Dame de Paris. On devrait dire “ la jungle” car c’est un enchevêtrement de poutres ajustées les unes aux autres sans rivets, ni chevilles: un mikado de châtaigners. lls nous expliquèrent qu’on ne doit pas crucifier la poutre et que l’équilibre des forces, la souplesse des bois et l’intelligence des géométries suffisent à soutenir les deux cent dix tonnes du toit de plomb sans qu’on ait besoin de planter un seul clou.”