jeudi 25 octobre 2007

cyclamen


Where have all the flowers gone?

Where have all the flowers gone? - long time passing
Where have all the flowers gone? - long time ago
Where have all the flowers gone? - Young girls picked them every one
When will they ever learn? When will they ever learn?

Where have all the young girls gone? - long time passing
Where have all the young girls gone? - long time ago
Where have all the young girls gone? - gone to husbands everyone
When will they ever learn? When will they ever learn?

Where have all the young men gone? - long time passing
Where have all the young men gone? - long time ago
Where have all the young men gone? - gone for soldiers every one
When will they ever learn? When will they ever learn?

Where have all the soldiers gone? - long time passing
Where have all the soldiers gone? - long time ago
Where have all the soldiers gone? - gone to the graveyards every one
When will they ever learn? When will they ever learn?

Where have all the graveyards gone? - long time passing
Where have all the graveyards gone? - long time ago
Where have all the graveyards gone? - gone to flowers every one
When will they ever learn? When will they ever learn?


Pete Seeger

mercredi 24 octobre 2007

promenade dou dou




Je voudrais bien qu'on m'emmène en bateau, doucement.., me laisser aller au fil de l'eau sans effort.., tranquillement.., juste regarder et sentir...

way of life




PROPOS SUR LE BONHEUR

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et
souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le
silence
Sans aliénation vivez autant que possible en bon terme
avec toutes les personnes
Dites doucement et clairement votre vérité et écoutez
les autres même le simple d'esprit et l'ignorant :
Ils ont eux aussi leur histoire
Evitez les individus bruyants et agressifs
Ils sont une vexation pour l'esprit
Ne vous comparez à personne, vous répugnerez de
devenir vain ou vaniteux
Il y a toujours plus grand ou plus petit que vous
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos
accomplissements
Soyez toujours intéressé à votre carrière si modeste
soit-elle
C'est une véritable possession dans la prospérité
changeante du temps
Soyez prudent dans les affaires car le monde est plein
de fourberies
Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne les
vertus qui existent
Plusieurs individus recherchent les grands idéaux et
pourtant la vie simple est remplie d'héroïsme
Soyez vous-même
Surtout n'affectez pas l'amitié
Non plus ne soyez cynique en amour car il est face à
toute stérilité et de tout désenchantement aussi
éternel que l'herbe
Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant
avec grâce à votre jeunesse
Fortifiez une présence d'esprit pour vous protéger en
cas de malheur soudain
Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères
De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la
solitude
Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec
vous-même
Vous êtes un enfant de l'univers pas moins que les
arbres et les étoiles
Vous avez le droit d'être ici.
Et qu'il vous soit clair ou non l'univers se déroule
comme il le devrait
Soyez en paix avec Dieu quelle que soit votre
conception de lui et quels que soient vos
travaux et vos rêves
Gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix
dans votre âme.
Avec toutes ses perfidies,ses besognes fastidieuses et
ses rêves brisés, le monde est pourtant beau
Prenez attention
Tachez d'être heureux

Texte trouvé dans une vieille église
de Baltimore en 1692
Auteur inconnu

1 euro pour Twombly!! (jugements, toujours des jugements!!)


“ll y a des amis dont on pourrait se passer. Le « fiancé » et « conseiller artistique » de Rindy Sam, cette jeune Cambodgienne de 30 ans qui, en juillet, a laissé la trace de ses lèvres rouges sur un triptyque de Cy Twombly exposé à la Fondation Lambert d'Avignon a, en quelques secondes, fait souffler un vent désagréable sur une audience que le président du tribunal de grande instance d'Avignon, Dominique Boisselet, avait manifestement voulue compréhensive. Bien sûr Rindy Sam, longue chevelure de jais tombant sur un pull blanc, avait multiplié les contradictions durant l'interrogatoire sur les faits et ses motivations. « Je voulais juste déposer un baiser, c'était un acte d'amour », répétait-elle d'une voix douce, niant avoir eu l'intention de laisser une trace sur la toile de lin blanche. Quelques instants après, cette « artiste amateur qui ne vend pas ses toiles » revendiquait son action « comme un geste artistique ».

Questionnée sur le bristol décoré de son baiser actuellement en vente sur Internet et distribué dans la salle des pas perdus du palais de justice d'Avignon, elle lançait : « Je me fous de cette notoriété, je veux qu'on me fiche la paix. » Le président lui rappelait dans un sourire sa présence dans l'émission télévisée de Laurent Ruquier. « Je suis gentille avec les journalistes », susurrait Mlle Sam, se retournant vers les rangs de la presse.

Mais ces contradictions entre une naïveté enfantine dans les gestes et une rouerie certaine dans les mots ne plaidaient pas forcément en sa défaveur. D'ailleurs, dans son réquisitoire, le procureur expliquait que, s'il faut « protéger le patrimoine commun », il faut aussi « protéger Sam Rindy du parasitisme qu'on sent autour d'elle ».

L'allusion était claire, qui désignait sans la nommer la petite troupe de Patrick Levieux, ledit « conseiller artistique » de la demoiselle, entendu comme témoin quelques instants auparavant. Ce professeur de philosophie marseillais avait d'abord averti le président qu'il fallait distinguer « les faits internes des faits externes » dans cette fameuse matinée du 19 juillet à la Fondation Lambert, devenue son chemin de Damas. M. Levieux expliquait ensuite qu'avant cette date il était « un niais prétentieux englué dans sa prétendue culture ». La preuve ? « Quand Sam embrasse la toile », il est plongé dans le catalogue et ne voit rien de cette « expérience mystique et joyeuse » que vient d'éprouver son égérie. Depuis ce moment de grâce, Patrick Levieux est devenu « un autre homme, sorti de sa torpeur dogmatique ». Légèrement narquois, le président s'étonne : « Si vous ne regardiez pas, vous devez avoir le sentiment d'avoir raté un grand moment de l'art ? » « Effectivement ! », concède M. Levieux.

La défense plaidait alors que ce « baiser, complètement spontané, naturel », loin d'être une dégradation, était « une consécration de l'artiste Cy Twombly » et demandait la relaxe pour une jeune femme « devenue l'objet d'un débat de la petite communauté qui s'intéresse à l'art contemporain ».

La partie civile a demandé 33 000 euros pour la restauration de la toile, 1 euro pour Cy Twombly au titre du préjudice moral et 2 millions d'euros pour la Fondation Lambert, propriétaire de la toile. Délibéré au 16 novembre.”
Michel Samson- article du Monde (octobre 2007)