samedi 15 décembre 2007

hozho nahasdlii


En langage Navajo "hozoh" peut-être traduit à la fois par "beauté" et "santé", deux notions qui sont inséparables dans la conscience d'exister de ce peuple. Au bord des routes, dans la réserve, on peut voir des panneaux de signalisation qui préconisent: "drive in beauty". Pour saluer quelqu'un, on dit: "allez dans la beauté". L'harmonie est dans la nature, l'harmonie est en l'homme, harmonie entre l'homme et la nature aussi. Selon un homme-médecine Navajo: " ll n'y a pas de guérison sans une remise en ordre et un embellissement des relations qui unissent un malade à ses semblables, à son environnement naturel; la maladie est un manquement à cette relation. La maladie n'est pas pour autant une punition. Ce ne sont pas les Êtres sacrés qui viennent châtier le patient parce qu'il a désobéit à cet ordre créé par eux. ll n'y a ni enfer, ni paradis. Ni commencement, ni fin. Le seul responsable, c'est le malade. C'est lui, et lui seul, qui guide ses pas vers la santé ou la maladie. S'il s'écarte, c'est son choix". (James Faris)
Les Navajos savent, et aussi enseignent, que la santé peut se perdre mais aussi se retrouver. Elle est faite de passages et de transgressions, jamais d'immobilité, jamais de punition. Le malade a fait un choix, il pourra, un jour, en faire un autre. ll n'y a ni jugement ni malédiction. On peut s'éloigner de l'état d'hozho, mais aussi y revenir. La guérison Navajo semble indiquer qu'il est possible de vivre, d'oser vivre, que rien ne viendra nous punir. Vivez, mais ne perdez jamais complètement votre pouvoir de guérison. Vivre, ce n'est pas tout faire pour éviter de tomber malade. Non, vivre, c'est avoir la capacité de guérir au moment voulu.
Extraits de "Enquêtes sur les savoirs indigènes (les Navajos: un peuple médecin) " Sylvie Crossman et Jean-Pierre Barou-Gallimard Ed. 2005

1 commentaire:

Unknown a dit…

Si vous avez quelques minutes je serais ravie d'avoir votre avis http://hozho.eu/

Merci