
"C'est au cours d'un long voyage que je l'ai rencontrée. Certes je la connaissais, mais jamais je n'avais osé lui adresser la parole, l'eût-elle fait, que je ne l'aurais pas entendue. Jamais non plus je ne l'avais autorisée à m'accompagner là où j'allais.Elle se révéla être une compagne insatiable, me poussant sans cesse à ne rien faire d'autre que ce que j'avais à faire au bon moment. Elle m'appris que je n'arriverais à vivre et à trouver le bonheur que par la façon que j'aurais à être l'hôte de moi-même. Me caressant tendrement, amoureusement, elle m'insuffla sa force. J'adore la douceur avec laquelle elle m'envahit tout entier et sa façon tendre de m'emboîter le pas, le corps, la tête... Sans doute lui ai-je été trop souvent infidèle. Oh, nous allons rarement très loin, un lit suffit à nos transports... Tu es la seule, sache-le, qui véritablement me préoccupe.
Tu es mon urgence, tu es notre urgence, PARESSE." Pascal Dibie-éthnologie de la chambre à coucher-Grasset éd.1987.
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